Création 2026

je vous salue ma rue

marionnette en espace public
Spectacle déambulatoire

Création et jeu :

Aurélie Raschetti et Alexis Campos

Création sonore :

Lise Belperron et Julia Colmet Daâge, Alexis Campos et Kahina Zaimen

Plasticienne et scénographie :

Marie Van Gysel

Premières représentations publiques au Parc Bachelard à Grenoble dans le cadre du Festival Merci Bonsoir :

  • jeudi 17 septembre 2026 à 19h15
  • samedi 19 septembre 2026 à 18h30
Propos

À l’heure ou certaines villes interdisent la mendicité, la question de l’invisibilité sociale est peu ou mal appréhendée par les politiques sociales. Ce n’est pourtant pas une réalité nouvelle. Elle
s’accentue de jour en jour avec l’ampleur de la crise économique et la montée du fascisme.
L’exclusion de certains individus par les pouvoirs publics est un mécanisme clairement identifié et documenté dans le champ de la philosophie politique. C’est cette inaudibilité qui conduit les invisibles au renoncement. C’est pour cette raison que lever les freins de l’invisibilité et de l’inaudible suppose l’exercice de la puissance d’agir, sous forme de « stratégie transgressive » (Sang Ong-Van-Cung, 2013), qui reste toujours à imaginer. L’art en fait partie.
Avec cette création, nous souhaitons donner corps et voix à une population que l’on ne regarde plus. Ces personnages appartiennent à celles et ceux qui vivent à la marge, ces invisibles, sans lieu fixe, sans chambre, sans adresse où se poser pour la nuit. Ils n’ont plus de maison, alors ils font maison partout. La rue devient leur seul refuge, leur mémoire et leur terrain de jeu. Objet fragile, précaire, elle contient tout ce qui reste : des souvenirs, des gestes du quotidien, des disputes, de la tendresse et beaucoup d’imaginaire. Elle se transforme au fil du spectacle en différents espaces de vie, révélant la capacité de ces personnages à inventer des mondes là où il n’y a plus rien.
Fruit de nombreux recueils de témoignages et maraudes, cette création est pensée pour l’espace public, là même où vivent ces invisibles. La déambulation crée une proximité directe avec le public, sans frontalité, sans scène surélevée, dans un rapport d’égalité.
À travers ce projet, nous souhaitons questionner notre rapport à l’humanité, à la place que l’on laisse aux corps et aux histoires dans l’espace commun.
Nous défendons une proposition sensible qui parle de précarité sans culpabiliser, et rappelle que l’imaginaire reste parfois le dernier lieu où dormir.
Cette création invite à suivre un foyer atypique, à ralentir, à regarder autrement les invisibles de l’espace public, et à croire, le temps d’un instant, qu’un monde entier peut tenir dans une rue.

TOUT PUBLIC

Dès 7 ans Durée : 60 minutes

Une fillette et son père avancent poussés par le vent, comme des feuilles humaines sur le pavé… Les éclats de rire, les épreuves et les secrets jalonnent leur parcours de rue.

Que font ces visages du dehors ? Que cherchent-ils ? Chaque halte devient un bout de leur monde et de leur histoire. Une poussette se déguise en maison, un matelas devient rêves, une tente rayonne de souvenirs et un parapluie dessine un refuge. Sans être “des regards qui demandent”, ils cherchent un lieu pour dormir et retrouver un semblant de résistance au quotidien.
 

Un spectacle déambulatoire mêlant marionnette, masque, théâtre et espaces d’interactions au public.

Une création qui met en scène un père et sa fille qui errent dans la rue.

Une performance burlesque et poétique, où l’imaginaire roule à la hauteur du trottoir. 

À chaque pas, la rue murmure, craque, s’ouvre sur des mondes invisibles. 

Les marionnettes surgissent comme des rêves échappés de l’enfance. 

L’imaginaire s’invite sans prévenir : les objets parlent, les ombres se déplacent seules, les lieux se transforment sous les yeux du public.

Déambulatoire et immersive, cette création invite petits et grands à suivre ce foyer atypique, à ralentir, à regarder autrement les invisibles de l’espace public, et à croire, le temps d’un instant, qu’un monde entier peut tenir dans une rue et malgré la situation, on rit, on s’émerveille et on se laisse surprendre.

Tellement de gratitude à toutes les personnes qui ont collaboré au projet par leur témoignages et leur sincère humanité.
Un grand merci a AMICI Samu Social de Grenoble, l’association Prélude et la halte de nuit pour l’accueil du projet et les mises en lien.
Le Prunier Sauvage, Le centre des cultures du monde et la La Faïencerie pour nous avoir ouvert leurs plateaux et au Festival Merci, Bonsoir pour leur confiance.